Les traumatismes crâniens sont très variés tant part leur degré de sévérité que part leurs
causes et leurs conséquences. Selon l’origine du traumatisme crânien et la localisation des lésions
cérébrales, les troubles observables (troubles mnésiques, difficultés attentionnelles, troubles
thymiques, fonctionnels…) peuvent être divers et variés.

1. L’expertise

Avant toute chose, il est très important de faire une évaluation complète des patients
traumatisés crâniens. Cette évaluation nécessite, dans la plupart des cas, l’intervention de
plusieurs professionnels.

Elle a pour objectif d’évaluer l’ensemble des capacités de la personne
afin de faire émerger les difficultés dues au traumatisme crânien. Elle permet ainsi de mettre
en évidence les troubles mais également les capacités préservées pour mettre en place un
accompagnement le plus adapté possible. Compte tenue des mécanismes de plasticité cérébrale,
la prise en charge qui en découle est essentielle dans les 3 années qui suivent l’apparition du
traumatisme. Elle consiste, entre autre, à proposer une stimulation cognitive spécifique à chacun
dans l’objectif de développer les capacités mais surtout l’autonomie des patients.

Lorsqu’un tiers est tenu responsable du traumatisme, une expertise médicale doit être
conduite afin d’évaluer les dommages encourus. Comme l’explique l’avocat Maître Daniel De
CALLATAY dans son article « l’expertise et l’indemnisation du traumatisme crânien » (lien en
bas de page), l’expertise a pour but « de mesurer l’ensemble des lésions, leur consolidation, et
les séquelles imputables au traumatisme. » Une évaluation ergothérapeutique ainsi qu’un bilan
neuropsychologique spécialisé sont demandés au cours de l’expertise afin de mettre en lumière le
handicap que représente le traumatisme au quotidien pour la victime.

2. L’indemnisation

« Lorsque la victime est atteinte de séquelles importantes, l’indemnisation doit prendre en
compte les frais et soins médicaux et paramédicaux qu’elle devra encore exposer à l’avenir,
l’assistance qui lui sera nécessaire, et l’incapacité dans laquelle elle se trouvera d’encore gagner sa
vie.

http://www.revivreasbl.be/documents/expertise.pdf